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Convention d'actionnaires : la régler avant un transfert

Le document qui évite les conflits — et qui devient critique au moment de vendre.


La convention d'actionnaires est l'un des documents les plus négligés des PME — jusqu'au jour où un conflit, un décès ou une vente la rend soudainement essentielle. Si votre entreprise compte plus d'un actionnaire et qu'une transition approche, c'est le premier document à revoir.

Ce qu'une bonne convention encadre

  • La méthode d'évaluation des actions (pour éviter les guerres de chiffres)
  • Les clauses de rachat en cas de départ, de décès ou d'invalidité
  • La clause « shotgun » (mécanisme d'achat-vente forcé entre actionnaires)
  • Les clauses drag-along et tag-along (qui protègent les actionnaires en cas de vente à un tiers)
  • Le mode de résolution des différends

Pourquoi c'est critique avant un transfert

Au moment de vendre, une convention claire :

  • Évite les blocages entre actionnaires qui ne s'entendent pas sur le prix ou les conditions
  • Rassure l'acheteur, qui sait à quoi s'en tenir
  • Protège la valeur : un litige entre actionnaires peut faire fondre le prix ou faire fuir un acheteur

Le risque de l'absence

Sans convention, une mésentente peut paralyser la société, voire la mener au démantèlement. Dans une entreprise familiale, c'est aussi un risque de rupture relationnelle durable.

Le bon réflexe

Revoyez votre convention bien avant de penser à vendre — idéalement dès qu'il y a plus d'un actionnaire. C'est une assurance peu coûteuse contre des conflits très coûteux.

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